Challenger ATP de Kigali : duel de « Marcos » pour la couronne rwandaise
La finale du Rwanda Challenger 2 promet une affiche aussi inattendue que spectaculaire. Ce dimanche, sur le court central de Kigali Ecology Tennis Club, deux joueurs au prénom identique vont se disputer le trophée. L’Argentin Marco Trungelliti et l’Italien Marco Cecchinato. Une finale baptisée par les observateurs locaux « le duel des Marcos », au terme d’une semaine de compétition intense sur la terre battue rwandaise.
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, cette affiche n’a rien d’une surprise. Les deux joueurs font partie des compétiteurs les plus expérimentés du tableau et ont confirmé leur statut tout au long de la semaine. Pour le directeur du tournoi, Arzel Mevellec, cette finale est même une logique sportive.
« Ce n’est pas une finale inattendue. Ce sont deux cadors du circuit Challenger. Marco Trungelliti est tête de série numéro un et surtout ancien vainqueur ici en 2024. Il connaît parfaitement les conditions de jeu à Kigali et on sent qu’il se sent un peu chez lui », souligne-t-il.
Dans la première demi-finale, Cecchinato a confirmé son statut d’ancien joueur du Top 20 mondial. Opposé au jeune Français Arthur Gea, tête de série n°2 du tournoi, l’Italien a livré une prestation solide et très maîtrisée pour s’imposer en deux sets, 6-3, 6-4.
Dès l’entame de la rencontre, Cecchinato a imposé son rythme sur terre battue. Face à lui, Gea a tenté de résister, mais l’expérience de l’Italien a fait la différence. Plus constant, Cecchinato n’a jamais réellement laissé le Français espérer une remontée.
Ce succès confirme la montée en puissance du joueur italien tout au long du tournoi. Match après match, il a retrouvé ses sensations sur la surface qui lui avait permis de briller au plus haut niveau du circuit.
Dans l’autre demi-finale, le numéro 1 du tournoi, Marco Trungelliti, n’a laissé aucune chance au Tchèque Zdenek Kolar. L’Argentin s’est imposé avec autorité 6-3, 6-3 au terme d’une rencontre parfaitement maîtrisée.
Trungelliti a dominé les échanges grâce à sa régularité et sa capacité à construire patiemment les points. Très solide, il a rapidement pris l’ascendant sur Kolar, Avec cette victoire nette, l’Argentin confirme son statut de prétendant sérieux au titre et atteint la finale avec beaucoup de confiance.
Déjà sacré à Kigali en 2024, Trungelliti bénéficie également d’un soutien particulier du public rwandais, qui apprécie sa fidélité au tournoi. Une atmosphère qui renforce l’impression qu’il évolue presque à domicile.
« C’est une très belle finale. Les deux finalistes ont clairement le niveau pour être là. On est très contents de cette affiche », confie encore Arzel Mevellec.
La finale de dimanche s’annonce donc particulièrement ouverte. D’un côté, Trungelliti, tête de série numéro un, incarne la constance et la régularité tout au long de la semaine. De l’autre, Cecchinato, tête de série numéro huit, semble avoir retrouvé son meilleur niveau et arrive avec l’expérience des grands rendez-vous.
Pendant ce temps, le tournoi de double a déjà livré son verdict. La paire composée du Serbe Stefan Latinovic et du Français Luka Pavlovic a remporté le titre après une finale très disputée face au duo tête de série numéro un formé par l’Indien Siddhant Banthia et le Bulgare Alexander Donski.
Latinovic et Pavlovic se sont imposés en deux manches serrées, 7-6(5), 7-6(2), au terme d’un match où chaque point a compté. Leur solidité au service et leur efficacité dans les tie-breaks ont finalement fait la différence.
Place désormais au grand dénouement du tournoi doté de 177 000 dollars. À partir de 11 heures, la terre battue de Kigali vibrera pour cette finale prometteuse entre Trungelliti et Cecchinato. Une chose est certaine, à l’issue de cette confrontation, Kigali sacrera un Marco.
Elisabeth Moya Goli, correspondante à l’African Tennis Tour à Abidjan
